Nos retours sur l’entrepreneuriat à la veille du lancement officiel de Cose Skincare

Nous lisons souvent des commentaires sur des groupes d'entrepreneurs invoquant le fait qu'entreprendre, c'est "accessible à tous". Nous recevons également très souvent des questions sur la création d’entreprise. À lire certains mentors ou gourous des start-ups, tu peux créer ton entreprise aussi simplement que de trouver une boulangerie à Paris. Jeune, femme, et même sans un rond, c'est possible ! 

Après un an de création d'entreprise, nous ne sommes pas des entrepreneuses chevronnées, même débutantes, mais nous avons voulu tirer le vrai du faux concernant la phase de création d'une entreprise et dresser la liste des conseils qui nous ont servis pour notre création.

Alors, c’est plutôt « tu fais ton proto, tu vends, et tu lèves des fonds » ou « tu galères, tu rates, et tu abandonnes » ?

L'entrepreneuriat est-il si accessible ?

Les discours qui donnent de la force et rendent accessible l'entrepreneuriat sont indispensables mais peuvent être dangereux. C'est très vrai que certains ne se sentent pas capables et ont besoin d'un petit coup de boost pour oser oser. D'ailleurs, on dit souvent que c'est lorsque l'on ne se rend pas compte des embûches qui peuvent se trouver sur notre chemin, qu'on ose se lancer. "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait". 

Alors si jamais tu lis cet article et que tu as une énorme envie de créer quelque chose, que tu as une idée qui te trotte en tête depuis des mois, nous te conseillons bien évidemment de le faire.

Pourtant, nous pensons également qu'il faut arrêter de vulgariser la démarche. Il s'agit d'un parcours long qui peut parfois faire apparaître des situations de difficulté. Ce serait faux de dire que c'est aussi simple sans expérience qu'avec, ou encore aussi rapide avec 5.000€ qu'avec 50.000€. Bien sûr qu'il existe des fonds pour soutenir les entrepreneurs débutants, mais il faut quand même accepter le fait qu'un réseau bien constitué et qu'un apport plus conséquent peuvent faciliter bien des aspects.

C'est pour cela qu’il est judicieux de savoir avant de se lancer ce que l'on tirera au minimum de cette expérience, pour ne jamais avoir l'impression d'avoir échoué.

Entreprendre à moins de 25 ans, un parcours semé de galères ?

Créer sa boite quand on a moins de 25 ans peut-être un bon plan, mais comme énoncé plus haut, on part avec un truc en moins : le réseau. Et l'argent aussi. 

Le mieux quand on a envie de créer sa boîte et que l'on est jeune, est d'être chez ses parents et si on le peut, d'avoir le moins de factures à payer possible, cela permet de contrebalancer le manque de réseau. Mais tout n'est pas toujours possible alors encore une fois, il faut s'armer de patience et d’astuces. De notre côté, ça n’était pas du tout le cas, nous vivons toutes les deux dans nos propres chez-nous et avons des engagements « d’adultes ». 

L'autre question qui se pose est aussi la cohérence. Est-ce qu’à ton âge, tes interlocuteurs ne vont pas te rire au nez ? C'est arrivé que lors de présentations de notre projet notre âge soit mis en avant. On nous a même déjà dit "vous ciblez les 18-34 ans parce que vous avez 20 ans ?". Mais si tu es sûr.e de toi, que tu ne laisses pas ou très peu transparaître de doutes et que tu as déjà des preuves que ta solution est bonne, il n'y a pas de raison que tu ne trouves pas une banque, un partenaire ou pleins de clients. 

Entreprendre en région, notre meilleur choix depuis le début

Quand tu vis à Paris ou en région parisienne, tu es entouré d'initiatives promouvant l'entrepreneuriat local, la création en banlieue, faire de Paris une pépite tech, ou j'en passe... Il y a des incubateurs pour tout et des appels à projet à foison. C'est vrai que cette dynamique donne vraiment très envie. Mais quand ton projet est en phase d'idéation, ca n'est finalement pas si simple de trouver le bon interlocuteur et les bons conseils. De notre côté, c'est l'association Positive Planet qui nous avait donné les grandes lignes au tout début du projet. Mais il existe également BGE, Les Canaux, et les CCI. 

Puis un jour, est venue l'heure de nous demander où nous allions nous implanter sur le long terme ? À Paris ? Où les réseaux sont bien développés voire saturés ? Ou plutôt du côté de chez Anouck, où les structures d'accompagnement ainsi que les localités ont beaucoup de temps pour accompagner et encourager les initiatives ? Un peu par hasard, nous nous sommes rapprochées de la CCI du Cher, qui a été très disponible pour nous accompagner.

Nous avons ressenti la différence entre les structures d'accompagnement en région et les structures Parisiennes qui sont légèrement moins disponibles à cause de la grande quantité de projets naissants. Il faut aussi savoir que les organismes régionaux disposent de dotations pour redynamiser l'économie en Province, que chaque intervenant se connaît, ce qui facilite les échanges, et que globalement, les projets environnementaux sont très bien accueillis car ils varient du type d'entreprises habituelles.

 

2 thoughts on “Nos retours sur l’entrepreneuriat à la veille du lancement officiel de Cose Skincare

  1. Beaujois says:

    Outre votres jeunes âges, la difficulté de l’entreprenariat dans ces début , le lancement malgré cette période de doute dans le monde , vous avez réussis à nous faire rêver à une planète plus belle .que le succès soit avec vous .❤

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